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Que pensez-vous de cet article américain sur Bush ?

Pensez-vous qu’en France la politique et la psychiatrie soient aussi liées ?

Signalé le 21 juin 2004

Psychiatrie et politiqueNouvelles
Bush projette le dépistage mental de toute la population des États-Unis
Jeanne Lenzer
New York
Bush G
Une initiative généralisée de santé mentale va être révélée par le Président George W Bush en juillet. Le plan promet d’intégrer complètement les malades mentaux dans la communauté en fournissant « des services au sein de la communauté, plutôt que des asiles psychiatriques », selon un rapport d’avancement de mars 2004 intitulé Initiative pour une nouvelle liberté. (site).
Alors que certains encensent les buts du plan, d’autres disent qu’il protège les profits des pharmaceutiques aux dépens du public.laboratoires Bush a institué la Commission pour une Nouvelle Liberté sur la Santé Mentale en avril 2002 pour entreprendre « une étude complète du système américain de services de santé mentale ». La commission a publié ses recommandations en juillet 2003. Bush a demandé à plus de 25 agences fédérales de développer un plan d’exécution basé sur ces recommandations.La commission du président a constaté que « en dépit de leur prédominance, les troubles mentaux restent souvent non diagnostiqués » et a recommandé un dépistage mental exhaustif auprès des « consommateurs de tous âges » y compris les enfants en âge préscolaire. Selon la commission, « tous les ans, de jeunes enfants sont exclus des crèches et des centres de protection infantile à cause de comportements fortement perturbants et de troubles émotionnels ». Les écoles, écrit la commission, sont dans une « position clé » pour dépister les 52 millions d’écoliers et les 6 millions d’adultes qui travaillent dans l’école.La commission a également recommandé de « lier [le dépistage] à un traitement et à des soutiens » incluant « les traitements selon l’état de l’art » qui emploient « les médicaments spécifiques pour les situations spécifiques ». La commission a distingué le Projet d’Algorithme de Médication du Texas (TMAP) comme un « modèle » de plan de traitement médicamenteux qui « illustre une pratique basée sur la preuve qui se traduit par de meilleurs résultats pour le consommateur. »Le docteur Darrel Regier, directeur de recherche à l’Association psychiatrique américaine (APA), a chaté les louanges de l’initiative du président et du modèle du projet texan, en indiquant que : « ce qui est bien avec le TMAP, c’est que c’est un plan logique basé sur des données d’efficacité à partir de tests cliniques. »Il a indiqué que l’association a réclamé des fonds supplémentaires pour l’exécution du plan global.Mais le projet du Texas, qui favorise l’utilisation d’antidépresseurs et de psychotropes plus récents et plus chers, a allumé la polémique quand Allen Jones, un employé du Bureau de Pennsylvanie de l’Inspecteur général, a révélé que des fonctionnaires clés, ayant une influence sur le projet de médication dans son État, ont reçu de l’argent et des avantages de la part de laboratoires pharmaceutiques, avec un intéressement à l’algorithme de médication (15 mai, p.1153). Il a été viré cette semaine pour avoir parlé au BMJ [Notre du traducteur : British Medical Journal – Journal de Médecine de Grande-Bretagne] et au New York Times.Le projet du Texas a commencé en 1995 par une alliance entre des personnes appartenant à l’industrie pharmaceutique, l’Université du Texas, et les systèmes de santé mentale et de correction du Texas. Le projet a été financé par une subvention de Robert Johnson Wood - et par plusieurs laboratoires pharmaceutiques.M. Jones a déclaré au BMJ que c’est la même « alliance politique/pharmacie » ayant engendré le projet du Texas qui se trouve derrière les recommandations de la Commission pour une Nouvelle Liberté, qui, selon son rapport sonnette d’alarme, sont « un juste milieu pour consolider le projet TMAP et le traduire en une politique nationale complète pour traiter les maladies mentales par des médicaments brevetés coûteux, au bénéfice incertain et aux effets secondaires terribles, et forcer les assureurs privés à payer un peu plus de la note » (http://psychrights.org/Drugs/ AllenJonesTMAPJanuary20.pdf).Larry D Sasich, chercheur associé au Public Citizen de Washington-DC, a déclaré au BMJ que les études menées à la fois aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne suggèrent qu’« il est plus sensé d’utiliser les anciens médicaments. Il n’y a rien dans l’appellation des nouveaux médicaments psychotropes atypiques qui suggère qu’ils soient d’une efficacité supérieure à l’halopéridol [un psychotrope « typique » plus ancien]. Il faut qu’il y ait une énorme quantité de dépenses inutiles pour les médicaments plus récents. »Bush en campagne en florideLes laboratoires pharmaceutiques ont contribué trois fois plus à la campagne de George Bush, qu’on voit ici en campagne en Floride, qu’à celle de son rival John Kerry.
Crédit: GERALD HERBERT/AP

L’Olanzapine (marque commerciale : Zyprexa), un des médicaments psychotropes atypiques recommandés comme médicament de première ligne dans l’algorithme du Texas, a rapporté 4,28 milliards de dollards de recettes (2,35 milliards de Livres – 3,56 milliards d’euros) dans le monde entier en 2003 et constitue le médicament vedette d’Eli Lilly. Un article de Gardiner Harris dans le New York Times en 2003 a signalé que 70% des ventes d’olanzapine sont payées par des organismes gouvernementaux, tels que Medicare et Medicaid.

Eli Lilly, le fabricant de l’olanzapine, a de multiples liens avec l’Administration Bush. George Bush senior était membre du conseil d’administration de Lilly et Bush junior a nommé Sidney Taurel, directeur général de Lilly, à un siège au Homeland Security Council [Conseil de Sécurité de la Patrie]. Lilly a donné 1,6 millions de dollars de contributions politiques en 2000, dont 82% sont allés dans les caisses de Bush et du Parti Républicain.

Jones souligne que les sociétés qui ont aidé à lancer le projet du Texas ont été et sont toujours de grands contributeurs au financement des campagnes de George W Bush. En outre, quelques membres de la Commission pour une Nouvelle Liberté ont été membres de comités consultatifs pour ces mêmes compagnies, alors que d’autres ont des liens directs avec le Projet d’Algorithme de Médication du Texas.

Bush était gouverneur du Texas pendant le développement du projet du Texas, et, pendant sa campagne présidentielle de 2000, s’est vanté de son soutien au projet et du fait que la législation qu’il a fait voter a augmenté la couverture par Medicaid des médicaments psychotropes.

Bush est clairement en tête de peloton lorsqu’on aborde les contributions des laboratoires pharmaceutiques. Selon le Center for Responsive Politics (CRP) [Centre pour une Politique Réactive], les fabricants de médicaments et de produits de santé ont contribué pour 764 274 dollars à la campagne 2004 de Bush, au travers de leurs comités d’action politique et leurs employés - surpassant de loin les 149 400 dollars versés à son principal rival, John Kerry, au 26 avrilLes laboratoires pharmaceutiques ont prospéré de façon excessive sous l’Administration Bush, selon le porte-parole du Centre, Steven Weiss.La recommandation de la commission pour un dépistage accru a été également remise en cause. Robert Whitaker, journaliste et auteur de Fou en Amérique, déclare qu’alors que le dépistage accru « peut sembler défendable », il pourrait également être vu comme une « pêche aux clients », et que les dépenses exorbitantes en nouveaux médicaments « volent d’autres formes de soin telles que des programmes de formation et programmes de protection. »Mais le docteur Graham Emslie, qui a aidé à développer le projet du Texas, défend le dépistage : « Il y a des données correctes qui montrent que si vous identifiez les gosses à un âge précoce qui sont agressifs, vous pouvez intervenir … et changer leur trajectoire ».Edition originale par Edition Group Ltd du BMJ dans le BMJ – volume 328, 19 juin 2004, page 1458.


Radovan Karadžic (19 juin 1945 - ) est un homme politique et psychiatre serbo-Bosniaque.

Iradovan_karadzic,0.jpgl est le dirigeant des Serbes bosniaques durant la guerre de Bosnie et accusé de crimes de guerre.

Né à Petnjica au Monténégro il poursuit ses études de psychiatrie à Sarajevo dans l’hôpital de Koševo.

En 1989 il cofonde le partie démocratique serbe en Bosnie-Herzégovine dont le but est de rassembler la communauté de la république Serbe et de protéger ses intérêts.

Il gouverne la république serbe durant les années 1990 après l’éclatement de la Yougoslavie en 1991.

Il est accusé d’avoir ordonné le nettoyage ethnique des Bosniaques Musulmans et des Croates.

Depuis 1996, il est en fuite et recherché pour crimes de guerre par le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. A ce titre, il est recherché par les forces de l’ONU présentes en Bosnie. L’avis de recherche d’Interpol indique notamment crimes contre l’humanité, atteintes grave à la convention de Genève (1949), meurtre. Pour sa défense, ses supporters disent qu’il n’est pas plus coupable que n’importe quel leader politique en temps de guerre. Sa capacité à rester évadé pendant 8 ans (en 2005) lui donne une importante réputation chez certains serbes de Bosnie.